Le général Sherman
- Yves Michel
- 2 août 2014
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William Tecumseh Sherman
Ce général, commandant en chef de l’armée des Etats-Unis de 1869 à 1883, est l’un des héros yankees que l’on donne en exemple à la jeunesse américaine, un personnage qui donne froid dans le dos.
Ses contemporains doutaient de sa santé mentale. C’est un de ces racistes comme on les aime tant dans l’Amérique profonde, et l’un de ceux qui a dans son pays le plus de statues, de places, de monuments qui lui sont consacrés. Le fameux char Sherman de la seconde guerre mondiale est un autre hommage rendu à cet assassin en série.
Pendant la guerre de sécession il inaugure la politique de la terre brûlée, incluant la population civile dans la lutte, approche moderne du conflit armé, privant cette population de toutes ressources et la livrant volontairement à la sauvagerie de la soldatesque. « Au cours d'un assaut, disait-il, les soldats ne peuvent s'arrêter pour distinguer entre hommes et femmes, ou même faire une discrimination entre les âges. »
Mais c’est surtout dans les guerres indiennes qu’il va tristement se faire remarquer. Les tribus indiennes s’opposent à la traversée de leurs territoires par le chemin de fer. Sherman applique alors la tactique qui a si bien réussi dans la guerre contre l’Union. Il ordonne le massacre jusqu’à extinction de la race des bisons d'Amérique du Nord, qui sont alors à la base de l'alimentation des Indiens des plaines.
« Nous n'allons pas laisser quelques voleurs indiens déguenillés contrôler et stopper la progression des chemins de fer. Nous devons agir avec une sérieuse détermination contre les Sioux, même jusqu'à leur extermination, hommes, femmes et enfants. Les Sioux doivent ressentir la toute puissance du gouvernement. Je fais le vœu de rester dans l'Ouest jusqu'à ce que tous les Indiens aient été tués ou emmenés dans un pays où ils peuvent être surveillés. »
Et c’est ce qui va se passer. La solution finale est en route, Tout à fait semblable à celle des Nazis que ces mêmes Américains jugeront et condamneront à Nuremberg. Mais on sait bien que le vaincu a toujours tort. On a pendu pour ça Sadam Hussein, « suicidé » Milosevic, assassiné Kadhafi, mais il n’y a personne pour mener devant des juges le gouvernement génocidaire des États-Unis et le valeureux général Sherman.