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POUR UNE MANGUE

Au cours d’un meeting, le président Maduro, président du Vénézuela, avait reçu en cadeau… une mangue. Laquelle était accompagnée d’un message. Ce message émanait d’une pauvre femme, mère de famille, qui n’avait pas de maison. Le lendemain même elle recevait les clés d’un appartement neuf. Elle n’en était pas locataire, mais bien propriétaire. Cette histoire fit beaucoup rire les gens de l’opposition qui se moqua abondamment de ce président « populiste » qui offrait ainsi des maisons aux pauvres et nécessiteux contre des mangues.

Cette opposition s’était alors beaucoup exprimée sur les réseaux sociaux. « Nous sommes, disaient-ils, la risée du monde entier ». Franchement, un appartement contre une mangue, ça ne faisait, parait-il, pas sérieux. Avait-on jamais vu un Georges Bush agir ainsi ?

J’ai cherché à savoir qui étaient ces gens de l’opposition. Eh bien, la plupart vivent dans les quartiers chics de Caracas, superbes villas avec piscines, domestiques sous-payés, voitures luxueuses ; leurs enfants font des études aux États-Unis, ou en Europe. Beaucoup possèdent aussi des propriétés à Miami où ils côtoient les exilés cubains anti castristes (et milliardaires), ainsi que nombre de terroristes protégés par la CIA (Carrera et autres).

De cette histoire de mangue et des remous qu’elle a suscités, on peut facilement déduire que les riches et pauvres ne se comprendront jamais, — « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche, disait la reine Marie-Antoinette en parlant du petit peuple français affamé — Et voilà pourquoi le fossé les séparant ne sera jamais comblé. C’est notre Macron disant à un chômeur, en parlant de son costume à 1200 euros : « Si tu en veux un comme ça, il te suffit de travailler ».

On n’y aurait jamais pensé.

 
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